La région de Qassim s’impose comme un poids lourd du secteur des palmiers et des dattes : une large base de production, une grande variété de dattes, une longue tradition agricole et commerciale et un essor rapide du tri, du conditionnement et de la transformation. La valorisation de la datte s’inscrit dans la stratégie nationale visant à accroître la valeur ajoutée agricole, à diversifier les revenus et à stimuler les exportations non pétrolières, conformément à la Vision 2030.
Selon les dernières données, Qassim produit environ 584 127,8 tonnes de dattes par an, ce qui en fait la première région productrice du Royaume. Elle compte près de 10,87 millions de palmiers, d’après le Centre national des palmiers et des dattes, et environ 13 403 exploitations. Autour de la production s’est développé un écosystème complet : usines, centres de tri et de conditionnement, marchés saisonniers, transport, stockage, logistique et commercialisation.
D’après la branche régionale du ministère de l’Environnement, de l’Eau et de l’Agriculture, la région compte environ 25 usines de dattes, d’une capacité annuelle supérieure à 390 000 tonnes, ce qui la classe troisième du pays par le nombre d’usines. Cette capacité ne correspond ni à la part de la récolte effectivement transformée ni à la production industrielle d’une année donnée : elle mesure ce que les infrastructures peuvent absorber. Les investissements et financements liés à ces usines sont estimés à environ 313 millions de riyals.
La transformation couvre une large gamme d’opérations : tri, calibrage, lavage, séchage, stérilisation, emballage, dénoyautage, mais aussi fabrication de pâte, de sirop, de jus, de sucre, de vinaigre et de poudre de datte, de produits de boulangerie, de dattes fourrées ou enrobées et extraction de composés nutritionnels. La pâte de datte, très utilisée en pâtisserie et dans l’alimentation santé, offre un fort potentiel à l’export, tandis que le vinaigre permet de valoriser les dattes de moindre valeur et de réduire les pertes.
Jus, concentrés et produits haut de gamme pour l’international constituent d’autres pistes prometteuses, avec une valeur au kilogramme bien supérieure à celle du fruit brut. L’économie circulaire ouvre aussi des perspectives : noyaux et dattes invendables servent à produire aliments pour animaux, biocombustibles, énergie de biomasse et diverses applications industrielles.
La présence de presque tous les maillons de la chaîne de valeur sur place ou à proximité constitue un atout majeur pour les investisseurs, d’autant que les dattes saoudiennes et leurs dérivés gagnent rapidement du terrain sur les marchés internationaux.

