Au crépuscule, le ciel de Djeddah a offert un spectacle saisissant : des rayons crépusculaires, faisceaux alternés de lumière et d’ombre partant de l’horizon, ont dessiné de véritables « doigts de lumière » dans les teintes du soir.
Ce phénomène optique apparaît lorsque des nuages masquent une partie du soleil tout en laissant filtrer ses rayons par leurs trouées. La diffusion de la lumière dans l’atmosphère rend les faisceaux visibles, tandis que les bandes intermédiaires, à l’ombre des nuages, paraissent plus sombres.
Les fines poussières et aérosols en suspension accentuent la netteté des rayons. Ceux-ci arrivent sur Terre de façon presque parallèle, mais un effet de perspective donne à l’observateur l’impression qu’ils convergent vers un point proche de l’horizon.
Relativement fréquents, ces rayons sont plus ou moins nets selon la position et l’épaisseur des nuages, la quantité de particules dans l’air et la hauteur du soleil ; ils sont particulièrement marqués au coucher, quand l’astre est bas.
Pendant l’épisode, le ciel de Djeddah est passé du bleu au violet, au rose, à l’or et à l’orange, zébré de bandes claires et sombres, illustration de l’interaction entre la lumière solaire et l’atmosphère.
