Plus besoin de pousser la porte d’une galerie pour voir de l’art à Riyad : les œuvres se mêlent désormais à la vie quotidienne, dans les stations, sur les places et dans les espaces publics. Les voyageurs de la station de métro Qasr Al-Hokm passent devant « Lorsque la lune fut pleine », de l’artiste saoudien Zaman Jassim ; au Quartier financier du Roi Abdullah (KAFD), une sculpture d’Alexander Calder dialogue avec l’architecture contemporaine, non loin de « LOVE » de Robert Indiana ; et la nuit, une passerelle piétonne de la route Roi Abdulaziz se mue en installation lumineuse signée de l’Italien Angelo Bonello.
Ces œuvres relèvent du programme Riyadh Art, l’un des grands projets de la capitale, lancé en mars 2019 pour en faire une galerie à ciel ouvert. Il prévoit d’installer des créations d’artistes saoudiens et étrangers dans les quartiers, jardins, parcs, places, stations, ponts, entrées de ville et autres lieux publics.
La collection permanente compte 75 œuvres réparties dans des contextes urbains variés et signées par des artistes de générations et de courants différents. Au-delà de leur valeur esthétique et de la notoriété de leurs auteurs, elles entretiennent un lien fort avec les lieux qui les accueillent et avec un public qui les croise au quotidien, formant un vaste réseau d’art public.
D’autres programmes de Riyadh Art complètent ce dispositif, dont Noor Riyadh et le Symposium de sculpture de Tuwaiq, qui réunit des sculpteurs du monde entier et transforme notamment des pierres extraites du Royaume en œuvres publiques permanentes.
Cet essor de l’art public accompagne la transformation de Riyad dans le cadre de la Vision saoudienne 2030, qui fait de la qualité de vie et du développement des secteurs culturel et créatif une priorité, afin d’asseoir la capitale parmi les destinations mondiales de l’art et de la culture.


