L'état des récifs coralliens au large de Djeddah dépend largement du comportement de ceux qui fréquentent la mer : l'endroit où les bateaux jettent l'ancre, mais aussi la manière dont nageurs et plongeurs approchent la faune marine. Ces récifs comptent parmi les composantes majeures de la biodiversité de la mer Rouge.
Ils servent d'habitat, d'abri et de zone de reproduction à de nombreuses espèces de poissons et d'autres organismes. Leurs colonies sont formées de minuscules êtres vivants qui sécrètent un squelette calcaire, lequel s'accumule très lentement au fil du temps.
L'Autorité saoudienne de la mer Rouge encadre le tourisme maritime et côtier en s'assurant de la préservation du milieu marin. Elle demande d'éviter tout mouillage au-dessus des coraux et des herbiers, de ne pas toucher les animaux marins, de ne prélever ni coraux ni coquillages, de garder l'eau propre et d'éliminer correctement les déchets.
Les loueurs de bateaux de plaisance sont en outre tenus, selon les conditions fixées par l'Autorité, d'adopter des pratiques respectueuses des récifs, d'informer les visiteurs des bons comportements et de n'opérer que dans les sites autorisés.
Le guide des activités touristiques côtières publié récemment par l'Autorité cite plusieurs sites de plongée réputés pour leurs coraux, dont Duqays, Abu Madafi et Umm Al-Hajar. Une ancre posée sur une colonie ou un simple contact pendant la baignade peut l'abîmer : la sauvegarde des récifs repose donc autant sur les gestes quotidiens que sur la recherche et la restauration.


