La Chine est un partenaire stratégique de l’Arabie Saoudite en matière d’investissement, a affirmé Dr Saad Al-Shahrani, sous-secrétaire du ministère de l’Investissement chargé des Affaires économiques et des Études sur l’investissement, lors d’une session de dialogue stratégique sino-saoudien tenue dans le cadre du « CMF Select Shanghai », organisé à Shanghai par Saudi Tadawul Group.
Selon lui, la prochaine étape portera sur l’approfondissement des investissements réciproques, le renforcement des partenariats industriels et la création de chaînes de valeur desservant le Royaume, la région et le monde. Il a invité les entreprises chinoises à saisir les opportunités saoudiennes, soulignant que le prochain chapitre du partenariat reposera sur l’investissement, la construction, l’innovation et une croissance partagée.
Revenant sur les transformations depuis le lancement de la Vision 2030, il a indiqué qu’en dix ans la taille de l’économie et l’investissement intérieur, mesuré par la formation brute de capital fixe, ont doublé, tout comme la part du privé dans cet investissement. Le stock d’investissements directs étrangers a lui aussi doublé, leurs flux ont été multipliés par près de cinq et le nombre d’entreprises étrangères dans le Royaume par plus de dix. La participation des femmes au marché du travail a doublé et le chômage des Saoudiens a reculé de 50 %.
L’investissement intérieur non pétrolier atteint désormais environ 40 % du PIB non pétrolier, ce qui place le Royaume au deuxième rang du G20 derrière la Chine. La Stratégie nationale d’investissement a dépassé chaque année ses objectifs depuis son lancement, et le Royaume figure parmi les dix premiers pays de l’Indice de confiance des IDE. La confiance des investisseurs se traduit, selon lui, par l’expansion, le réinvestissement et des engagements de long terme, le Royaume s’attachant à créer les opportunités plutôt qu’à les attendre.
La Vision 2030 a fait émerger de nouveaux secteurs — tourisme, mines, industrie, logistique, technologie, économie numérique — et fait de l’investissement un moteur de croissance. La suite mettra l’accent sur la qualité des investissements, jugés à leur impact sur le PIB, la productivité, le transfert de technologies, l’emploi qualifié, l’accès à de nouveaux marchés et les exportations. En conclusion, il a réitéré l’invitation faite aux entreprises chinoises à participer, dans le Royaume, à la construction des industries de demain pour la région et pour le monde.


