Lors d’une session consacrée à la « Logistique et chaînes d’approvisionnement », au deuxième Forum industriel saoudien (SIF 2026) à Djeddah, les intervenants ont montré comment le Royaume a fait face aux perturbations géopolitiques et aux mutations des chaînes d’approvisionnement, et comment il en a tiré des opportunités industrielles et d’investissement qui confortent sa position de plaque tournante logistique mondiale.

Au port islamique de Djeddah, le trafic est passé de 2 500 camions par jour en 2025 à environ 10 000 aujourd’hui, et le port assure plus de 34 services maritimes hebdomadaires, preuve de sa capacité d’adaptation.

Les investissements dans les ports saoudiens ont dépassé 30 milliards de riyals sur cinq ans, dont 5,5 milliards apportés par le secteur privé pendant la crise. En trois mois, plus de 640 millions de riyals ont été consacrés aux équipements et aux zones opérationnelles du port de Djeddah, qui s’est doté d’une zone de régulation des camions d’un million de mètres carrés.

Le transit s’est également développé : le port a traité environ 375 000 conteneurs en cinq mois, et l’activité du port du Roi Abdallah a progressé. Côté compétences, l’Académie saoudienne de logistique a contribué à l’emploi de 3 000 Saoudiens, formé plus de 6 000 personnes, conclu 170 partenariats et proposé neuf spécialisations adaptées au marché du travail.

Pour les intervenants, la coopération entre public et privé et les investissements dans les infrastructures, la technologie et les talents ont rendu l’écosystème logistique plus résilient, au service de la Vision saoudienne 2030.