La sérénité des pèlerins dans les Deux Saintes Mosquées n’a rien d’un hasard ni d’une gestion ponctuelle limitée à une saison : elle est le fruit d’un État qui a placé leur sécurité et le service des fidèles au cœur de ses responsabilités. Ce retour historique s’appuie sur une vidéo publiée par le ministère de l’Intérieur sur la plateforme « X », qui dévoile pour la première fois des images d’archives sur les efforts des dirigeants saoudiens, du Roi Abdulaziz bin Abdulrahman Al Saud au Serviteur des Deux Saintes Mosquées, le Roi Salman bin Abdulaziz Al Saud, pour bâtir et moderniser ce dispositif. Fondation, extension, structuration, intégration, puis essor technologique : telles en sont les grandes étapes.

Avec l’entrée du Roi Abdulaziz à La Mecque, la sécurité est devenue un pilier indissociable de chaque route menant à la Mosquée Al-Haram, à la Mosquée du Prophète et aux Lieux saints. L’État devait alors fonder la sécurité de deux villes accueillant des musulmans du monde entier : création des services de police, développement des institutions de formation et, sur son ordre, ouverture de l’École de police en 1354 de l’Hégire. Sous le Roi Saud bin Abdulaziz fut lancée la première extension saoudienne de la Mosquée Al-Haram, décidée sous le Roi Abdulaziz et achevée sous le Roi Faisal ; l’agrandissement des lieux a fait de la gestion des foules une véritable science, à la croisée des routes, accès, transports, services et sécurité.

Sous le Roi Faisal bin Abdulaziz, le développement des routes, de l’eau et de l’électricité s’est accompagné d’une nouvelle approche : comprendre et organiser le flux des pèlerins pour empêcher que la densité ne devienne un danger. Le Roi Khalid bin Abdulaziz a élargi les infrastructures de base, avec notamment l’inauguration de l’Aéroport international Roi Abdulaziz à Djeddah en 1401 de l’Hégire ; la sécurité est alors passée d’une présence policière à un système permanent fondé sur la coordination entre services.

Le règne du Roi Fahd bin Abdulaziz a marqué un tournant : la deuxième extension saoudienne a multiplié la superficie de la Mosquée Al-Haram, avec des tentes ignifugées, de nouvelles voies et des projets fluidifiant la circulation, et un dispositif de plus en plus spécialisé reliant gestion des foules, sécurité civile, urgences et transports. Sous le Roi Abdullah bin Abdulaziz, la troisième extension a été lancée, accompagnée d’esplanades, de tunnels et d’installations où l’architecture elle-même devenait un outil de régulation des flux.

Sous le règne du Roi Salman, et avec le suivi de Son Altesse Royale le Prince Héritier Mohammed bin Salman bin Abdulaziz, les projets d’extension se poursuivent dans le cadre de la Vision 2030, en conjuguant infrastructures, transformation numérique, gestion des foules et amélioration de l’expérience des pèlerins. La sécurité s’appuie désormais sur la collecte et l’analyse des données, l’aide à la décision, l’intelligence artificielle et les technologies de pointe.

Cette mission n’a jamais reposé sur un seul secteur, mais sur un système national associant forces de sécurité, santé, transports, municipalités, opérateurs et institutions des Deux Lieux saints, chargés de protéger tout le voyage du fidèle, de son arrivée à son retour. Si les moyens ont changé, des premiers policiers à l’intelligence artificielle, l’objectif est resté le même ; et le Royaume prépare aujourd’hui son dispositif à un avenir marqué par davantage de visiteurs, de nouveaux besoins et des technologies en accélération, avec l’être humain au centre.