Pour Stéphane Dujarric, porte-parole du secrétaire général des Nations Unies, l’Arabie Saoudite joue un rôle de premier plan dans les questions de paix et de sécurité régionales et internationales et dans la recherche de solutions politiques aux conflits de la région, en favorisant le dialogue, la désescalade et la mobilisation en faveur d’une paix durable.

Dans une déclaration à la SPA, il a salué l’action du Royaume, aux côtés de la France et de ses partenaires, pour rallier le soutien international à travers la Conférence internationale de haut niveau pour le règlement pacifique de la question de Palestine et la mise en œuvre de la solution à deux États, ainsi qu’à la Déclaration de New York, en appelant à traduire cet élan en mesures concrètes et durables.

Selon lui, faire avancer la paix au Moyen-Orient suppose un processus politique crédible menant à la fin de l’occupation et à la création d’un État palestinien, conformément au droit international, aux résolutions de l’ONU et aux accords antérieurs. Cela implique de stopper l’expansion des colonies, de revenir sur l’annexion qui menace la viabilité et la continuité territoriale du futur État, de renforcer les institutions palestiniennes et de rétablir la viabilité financière de l’Autorité palestinienne. Il a aussi insisté sur la mise en œuvre du plan global pour mettre fin au conflit à Gaza, un accès humanitaire durable, le relèvement et une gouvernance palestinienne unifiée, Gaza et la Cisjordanie, y compris Jérusalem-Est, devant rester unies politiquement, économiquement et géographiquement.

Le porte-parole a relevé la capacité du Royaume à réunir les acteurs internationaux, puisqu’il a accueilli plusieurs grands événements onusiens et internationaux ces deux dernières années. Il a cité les rendez-vous à venir : le Forum mondial des Nations Unies sur les données en novembre 2026, le Forum mondial de l’eau en 2027, l’Expo 2030 Riyad et la Coupe du Monde de la FIFA 2034, ainsi que l’apport saoudien à des plateformes multilatérales comme l’Organisation de coopération numérique, née de sa présidence du G20 en 2020, et l’Organisation mondiale de l’eau, créée en 2025.

Sur le plan humanitaire, il a rappelé que le Royaume compte parmi les grands donateurs mondiaux : selon l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE), 94 % de son aide publique au développement en 2023 a été versée sous forme bilatérale, pour environ 5,47 milliards de dollars. Il a souligné l’importance de la coopération pour aider concrètement les victimes des crises en matière d’alimentation, de santé, d’éducation et de relèvement.

Qualifiant le Royaume de partenaire important des Nations Unies, au rôle croissant dans la diplomatie, l’humanitaire et le développement, M. Dujarric a dit espérer un partenariat encore renforcé pour obtenir des résultats tangibles en matière de désescalade, de dialogue, de paix et de développement.