Dans le gouvernorat d’AlUla, la part du sol couverte de végétation est montée de 6 % en 2018 à 35 % en 2025. C’est ce que montrent les programmes de réhabilitation de la Commission royale pour AlUla (RCU), grâce auxquels plus de 5 100 hectares de pâturages naturels ont retrouvé leur état et plus de 530 000 plants de 60 espèces locales ont été mis en terre.

La RCU a mis ces chiffres en avant pour la Journée arabe de l’environnement, le 14 octobre. Le thème retenu cette année porte sur la durabilité des pâturages naturels face au changement climatique, à la désertification et à l’appauvrissement des sols.

Dans la réserve de Sharaan, d’environ 1 524 kilomètres carrés, l’encadrement du pâturage et la limitation des activités nuisibles ont permis à la flore locale de repousser. Les habitats y sont préparés au retour d’espèces liées à la région depuis longtemps, comme l’oryx d’Arabie, la gazelle d’Arabie et le bouquetin de Nubie. Le léopard d’Arabie, menacé d’extinction, fait l’objet de programmes d’élevage et de soins en vue de sa réintroduction future.

L’action environnementale touche aussi l’urbanisme, adapté au relief désertique, les transports durables et l’encadrement de l’éclairage extérieur pour réduire la pollution lumineuse et préserver le ciel nocturne.

La RCU associe enfin les habitants d’AlUla par la sensibilisation, la formation et des emplois dans les métiers de l’environnement, convaincue que la régénération des terres conditionne la vie, la stabilité des communautés et l’avenir des ressources pour les prochaines générations.