Devant le Conseil de sécurité de l’ONU, l’Arabie saoudite a rappelé son droit inhérent à défendre son territoire, sa souveraineté et ses ressources, à protéger ses citoyens et les résidents, et à prendre toute mesure utile pour dissuader les agressions, conformément à la Charte des Nations unies et au droit international, tout en condamnant les attaques de la milice terroriste houthie contre des civils, des biens civils et des installations vitales du Royaume.

S’exprimant lors de la séance consacrée au Yémen, le représentant permanent du Royaume, l’ambassadeur Abdulaziz Al-Wasil, a averti que l’escalade de la milice et ses menaces sur la navigation en mer Rouge et à Bab Al-Mandab dépassent le cadre yéménite et régional pour toucher la paix mondiale, les échanges commerciaux et les chaînes d’approvisionnement.

Il a dressé le bilan des dernières attaques : la veille de la séance, deux frappes contre l’aéroport international Roi Khalid de Riyad ont atteint ses installations et un appareil de la Saudia, tuant trois citoyens saoudiens et blessant des citoyens et des résidents. Les 6 et 7 octobre, les attaques contre les aéroports d’Abha et Roi Khalid avaient fait trois morts civils et 36 blessés de diverses nationalités, et touché les aéroports de Jazan et de Najran.

Selon le diplomate, la milice a tenté le 15 septembre de viser La Mecque, une deuxième tentative après celle du 27 juillet 2017, puis frappé le 29 septembre la station électrique de Taibah à Médine. En septembre, ses attaques sur Abha, Khamis Mushait, Jazan et Najran ont blessé 73 civils, dont des femmes et des enfants.

Le Royaume ne laissera pas le Yémen devenir une plateforme menaçant sa sécurité ou la liberté de navigation, a-t-il martelé, dénonçant le soutien militaire et technique extérieur dont bénéficie la milice et appelant à appliquer les résolutions 2216 (2015) et 2722 (2024).

Il a rappelé les initiatives de paix saoudiennes depuis 2011, dont une feuille de route acceptée par le gouvernement yéménite mais rejetée par les Houthis. Le 4 octobre, via le SDRPY, Riyad a versé une nouvelle tranche d’appui budgétaire de plus de 224 millions de riyals ; son soutien économique et au développement de 2012 à 2026 dépasse 12,6 milliards de dollars et son aide humanitaire 4,5 milliards. Il a réitéré l’appui du Royaume aux efforts de l’envoyé Hans Grundberg.