Coprésident de l'Alliance mondiale pour la mise en œuvre de la solution à deux États avec la Norvège et l'Union européenne, le Royaume d'Arabie Saoudite a participé à la dixième réunion de l'Alliance, organisée à Rome par la République italienne en présence des États membres et de partenaires internationaux.

La délégation était conduite par Dr Manal Radwan, ministre plénipotentiaire et cheffe de l'équipe de négociation au ministère des Affaires étrangères. Elle a estimé que la communauté internationale dispose désormais d'un cadre politique complet pour faire avancer la paix, reposant sur la Déclaration de New York, la résolution 2803 du Conseil de sécurité et le plan de paix global du Président Trump.

Le Royaume a toutefois alerté sur le décalage entre ces efforts et la dégradation continue de la situation dans le territoire palestinien occupé : destructions et souffrances à Gaza, poursuite de la colonisation, violence des colons, incursions militaires et mesures unilatérales en Cisjordanie compromettent, selon lui, toute perspective de stabilité et de paix.

Pour Riyad, ni les seules mesures de sécurité ni l'aide humanitaire ne suffiront : une paix durable exige un processus politique global garantissant au peuple palestinien son droit à l'autodétermination et à un État indépendant et souverain, ainsi que la sécurité de tous, un véritable partenariat entre les peuples de la région et l'intégration régionale. Cette vision, fondée sur l'Initiative de paix arabe, la Déclaration de New York et le plan de paix global, est présentée comme la seule voie réaliste vers la sécurité, la dignité et la prospérité de tous les États de la région.

Le Royaume s'est engagé à poursuivre son action avec ses partenaires, en premier lieu les États-Unis, l'Italie, les membres de l'Alliance et l'Autorité nationale palestinienne, pour traduire cette vision en actes, soulignant que l'étape suivante requiert volonté politique, responsabilité collective et mise en œuvre sérieuse.