À Paris, où se tient la Coupe du monde d’Esports (EWC) 2026, Huda Faqihi est la seule joueuse saoudienne engagée, dans le tournoi Tekken 8. Sa présence témoigne de la place grandissante des femmes saoudiennes dans un secteur en plein essor dans le Royaume et du passage des talents vers le professionnalisme et la scène internationale.
La compétition est née à Riyad, qui a accueilli ses deux premières éditions avant cette étape parisienne. La participation de la joueuse reflète la maturité de l’écosystème saoudien de l’esport et les filières mises en place pour repérer, former et préparer les talents aux compétitions nationales et internationales.
Interrogée par l’Agence de presse saoudienne (SPA), Huda Faqihi raconte avoir commencé en jouant chez elle, avant d’intégrer l’Académie saoudienne de l’esport. Elle est alors passée à l’entraînement et à la compétition organisée, a rejoint l’équipe nationale saoudienne, puis poursuivi sa carrière au club Al-Ahli. Un parcours désormais ouvert à d’autres : de la passion à l’entraînement, puis aux clubs, aux sélections et aux grands rendez-vous mondiaux.
Elle n’est pas un cas isolé : ces dernières années, plusieurs joueuses saoudiennes se sont illustrées dans des jeux de tir, de sport, sur mobile ou de combat, à l’image de la diversité de la scène internationale.
Cet élan accompagne le développement rapide de l’esport dans le Royaume, qui ne se contente plus d’accueillir des compétitions mais construit des parcours complets de formation, de développement et de professionnalisation. À mesure que l’EWC gagne en maturité, les joueuses saoudiennes disposent d’une voie clairement tracée, de la formation au haut niveau et des scènes locales aux plus grandes arènes mondiales.
