Les outils d’intelligence artificielle (IA) se diffusent à grande vitesse en Arabie Saoudite. Selon la cinquième édition du rapport « Saudi Internet » de la Commission des communications, de l’espace et des technologies (CST), 45,2 % des internautes les utilisent désormais, soit plus du double de l’an dernier, au moment où le Royaume célèbre « l’Année de l’intelligence artificielle 2026 ».
Les usages varient selon les profils : 52,8 % des femmes y ont recours, contre 39,4 % des hommes. Les 20-29 ans arrivent en tête (55,7 %), devant les 10-19 ans (53,4 %), puis le taux baisse avec l’âge pour tomber à 27,4 % chez les 50-59 ans et 14,8 % chez les 60-74 ans. Par région, Tabuk domine avec 58,5 %, suivie de la région de l’Est (53,8 %), tandis que Jazan ferme la marche (30,7 %).
La recherche d’informations est de loin l’usage principal (80,8 %), devant la génération d’idées (40,1 %) et les études et l’enseignement (37,7 %). Viennent ensuite la création d’images, de vidéos et de présentations (25,7 %), la traduction (25,1 %) et les tâches professionnelles (17,3 %). ChatGPT est l’application d’IA la plus téléchargée, devant Google Gemini et DeepSeek ; la plateforme nationale HUMAIN figure aussi dans la liste.
La fracture numérique recule par ailleurs chez les seniors : la part des 60-74 ans qui utilisent Internet est passée de 88,9 % en 2024 à 92,8 % en 2025, soit 3,9 points de plus en un an.
Ces évolutions traduisent la transformation de l’environnement numérique saoudien, appuyée par l’action des pouvoirs publics et des régulateurs. Le Royaume s’est d’ailleurs classé premier mondial de l’Indice de préparation numérique 2025 de l’Union internationale des télécommunications (UIT), conformément aux objectifs de la Vision saoudienne 2030.
