Le Groupe de la Banque mondiale (GBM) classe le Royaume d’Arabie Saoudite parmi les dix premiers pays au monde pour l’investissement privé dans l’intelligence artificielle (IA). C’est l’un des constats de son Rapport sur le développement dans le monde 2026, intitulé « La promesse de l’intelligence artificielle », qui souligne aussi la capacité du pays à attirer des talents spécialisés.
Le rapport présente en modèle l’expérience menée par l’Autorité saoudienne des données et de l’intelligence artificielle (SDAIA) pour bâtir un écosystème intégré de données entre administrations. La SDAIA permet d’intégrer les données de plus de 60 entités gouvernementales tout en les laissant dans leurs propres systèmes, une approche que la Banque range parmi les exemples d’échange structuré de données publiques et de développement des infrastructures numériques pour les données et l’IA.
Sur le volet des capacités, le document note qu’en 2025, le Royaume figurait parmi les économies affichant les flux nets les plus élevés de professionnels de l’IA pour 10 000 membres sur « LinkedIn », avec en outre un flux net de 3,08 pour les principaux talents de l’IA, signe de l’attrait de l’écosystème technologique saoudien.
Ces résultats s’inscrivent dans la trajectoire tracée par la Vision saoudienne 2030 vers une économie fondée sur les données, l’informatique et l’innovation. La publication du rapport coïncide avec l’« Année de l’IA » décrétée pour 2026 dans le Royaume, qui reflète l’importance accordée à ces technologies pour le développement, l’innovation et la compétitivité.
