Le Dr Abdullah Al Rabeeah, superviseur général du Centre Roi Salman de Secours et d’Action Humanitaire (KSrelief), est intervenu à New York lors d’un événement de haut niveau sur les Rohingyas, organisé en marge de la 81e session de l’Assemblée générale des Nations Unies par les États-Unis, le Royaume-Uni, le Bangladesh, la Malaisie, la Türkiye, la Gambie et l’Union européenne.
Remerciant les organisateurs de maintenir l’attention internationale sur cette crise, il a qualifié la situation d’extrêmement préoccupante : plus d’un million de réfugiés rohingyas vivent toujours au Bangladesh, beaucoup dépendant entièrement de l’aide humanitaire.
Les besoins augmentent alors que les fonds restent limités, a-t-il souligné : le Plan de réponse conjoint pour 2026 évalue à plus de 710 millions de dollars les ressources nécessaires pour aider environ 1,6 million de réfugiés et de membres des communautés d’accueil. Il a exhorté la communauté internationale à unir ses efforts et à faire respecter le droit international humanitaire, notamment pour protéger les civils, en particulier les femmes et les enfants gravement exposés.
Le Royaume, a-t-il rappelé, a consacré plus de 177 millions de dollars depuis 2017 à l’atténuation de cette crise et poursuivra son soutien aux réfugiés et à leurs communautés d’accueil, par l’intermédiaire du KSrelief et avec ses partenaires internationaux et locaux, notamment dans la sécurité alimentaire, l’hébergement, l’eau et l’assainissement au Bangladesh.
Estimant que l’aide humanitaire ne suffit pas à elle seule, le Dr Al Rabeeah a plaidé pour la création au Myanmar de conditions permettant aux Rohingyas de rentrer chez eux en sécurité, volontairement et durablement. Il a réaffirmé que le Royaume continuerait d’œuvrer avec ses partenaires pour répondre aux besoins urgents, soutenir les communautés d’accueil et bâtir un avenir sûr et durable pour ces réfugiés.



